Comment expliquer le motif de licenciement de son précédent travail à un recruteur?

Par l'équipe éditoriale d'Indeed

Mis à jour le 26 octobre 2022

Publié le 20 mai 2021

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Le licenciement est rarement facile et il peut légitimement être vécu comme une expérience traumatisante. Néanmoins, pour ne pas qu'il affecte la poursuite de votre carrière et pour montrer votre détermination, il est conseillé de manifester une réaction positive et d'afficher une volonté d'aller de l'avant. Pour cela, il est important de savoir parler du motif de licenciement en utilisant les termes appropriés au moment de candidater chez un nouvel employeur.

Lorsque les raisons de votre licenciement sont évoquées par le recruteur, sachez répondre en toute transparence. Cet article vous livre les pistes et les conseils à suivre si vous vous trouvez dans cette situation.

Préparez-vous à ce que le recruteur évoque le motif de licenciement

Lors de l'entretien, il y a de fortes chances pour que le recruteur vous demande pour quels motifs vous avez quitté votre dernier emploi ou bien pourquoi vous avez été licencié. Il convient d'être préparé à cette question, car elle peut s'avérer décisive dans l'attribution du poste que vous convoitez.

Attendez qu'on vous pose la question

Pour autant, il n'est pas judicieux d'aller au-devant de la question, car il y a de fortes chances que le recruteur l'aborde lui-même. Si vous tentez de vous exprimer sur le sujet avant même que le recruteur ne vous pose la question, cela peut être interprété comme une volonté de masquer un élément, ou comme un empressement à se justifier. Laissez les questions venir à vous ; c'est aussi une façon de montrer votre respect de la hiérarchie. Ainsi, vous vous laissez guider dans l'entretien et vous vous concentrez uniquement sur les questions posées.

Soyez transparent

Une fois le sujet du licenciement abordé, soyez honnête et ne travestissez pas la réalité. Mieux vaut être transparent et dévoiler les raisons qui ont été utilisées par votre précédent employeur pour motiver votre licenciement. Si vous ne dites pas la vérité, votre justification pourrait être bancale et, si le mensonge est découvert, se retourner contre vous. La transparence est la clé pour instaurer un dialogue de confiance entre un recruteur et un candidat. Et si le recruteur n'aborde pas la question, c'est qu'il estime ne pas avoir d'intérêt à en parler, donc autant ne pas s'épancher sur le sujet.

Montrez que vous savez tirer profit de ce licenciement

Grâce à ce licenciement, vous avez pu rebondir, la preuve : vous êtes candidat et participez à un entretien d'embauche. Cette fin de collaboration vous a permis de vous former, de prendre du recul sur votre métier et/ou sur votre vie, ou encore de vous remotiver pour mener votre carrière. Mettez en avant ces arguments devant le recruteur afin d'afficher votre état d'esprit positif et votre capacité à rebondir. Un profil dynamique et optimiste a toujours plus de chance de séduire.

Évoquez le motif du licenciement et contextualisez la situation

Les motifs d'un licenciement peuvent être variés. Avant même de donner le motif qui a été utilisé par votre ancien employeur, recontextualisez l'événement en le mettant dans un cadre qui saura vous avantager, ou au moins atténuer vos responsabilités – sans pour autant mentir sur les faits. Le recruteur est toujours sensible à la façon dont vous parvenez à présenter la situation et au ton que vous employez pour la décrire.

Licenciement économique ou restructuration

Il peut s'agir d'un licenciement économique, auquel cas vous n'avez pas été le seul à être débarqué et vous êtes dédouané de toute responsabilité. De même, une restructuration de l'entreprise qui supprime votre secteur ou votre poste peut aussi être tournée à votre avantage : vous ne faisiez plus partie des plans pour des raisons structurelles, ce n'est donc pas votre profil qui posait problème.

Pour une transparence maximale, transmettez les coordonnées de votre ancien patron au recruteur, afin qu'il puisse corroborer vos propos et justifier ce licenciement indépendant de vos qualités professionnelles.

Faute professionnelle ou conflit interne

La cause de votre licenciement peut être une faute professionnelle ou un problème relationnel avec d'autres membres de l'entreprise (collègues, supérieurs, direction). Dans ce cas, il n'y a pas de raison de le cacher, cela ne veut pas dire que votre profil est forcément source de conflits. Il convient de justifier cette décision avec sérénité et de montrer que vous avez bien compris les raisons qui ont poussé à votre éviction. Votre description apaisée pourrait même être perçue par le recruteur comme une capacité à gérer les conflits, une qualité qui compte parmi les soft skills appréciés par les employeurs.

Licenciement hors faute

Si votre licenciement est dit « hors faute » (maladie ou handicap vous rendant inapte au travail, licenciement abusif, etc.), vous n'avez aucun souci à vous faire. Attention, tout de même, à la sémantique utilisée, car même si vous n'êtes pas responsable de votre licenciement, il y a des mots à éviter. Par exemple, il n'est pas conseillé d'en profiter pour régler vos comptes avec votre ancien employeur, même si son tort a été reconnu. En résumé, mieux vaut en dire peu, mais utiliser un ton apaisé et choisir des mots justes pour éviter les mauvaises interprétations.

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Les écueils à éviter lorsque vous parlez de votre licenciement à un recruteur

Il y a forcément des écueils que vous devrez éviter au moment d'aborder la question de votre licenciement. Des mauvaises réponses ou attitudes non appropriées peuvent être de nature à remettre en question votre candidature. Voici les quatre attitudes à ne surtout pas adopter.

Le mensonge

Dans la vie personnelle comme professionnelle, le mensonge est très rarement une bonne solution. Il peut avoir des répercussions sur votre candidature plus rapidement que vous ne le pensez. Premièrement, les réseaux sociaux, personnels ou professionnels, sont des pistes précieuses pour les recruteurs les plus curieux. Il est ainsi assez facile d'y apprendre certaines vérités que vous vouliez cacher en entretien. D'autre part, il est aisé de remonter votre trace professionnelle en contactant directement votre ancien employeur – sans écarter la possibilité que le recruteur, grâce à ses connexions et son réseau, connaisse votre ancien employeur.

En cas de mensonge avéré avant la prise de décision du recruteur, il est probable que votre candidature sera écartée. Si le mensonge est découvert après la signature du contrat, il se peut que ce dernier soit annulé par l'employeur qui dispose de moyens légaux pour prouver la falsification de votre CV.

L'improvisation ou l'hésitation

L'hésitation n'est pas votre alliée pendant l'entretien d'embauche, surtout au moment d'évoquer votre précédent licenciement. Il peut être le signe de votre volonté de masquer une vérité et ce, même si ce n'est pas le cas. Votre hésitation ou votre manque de naturel peuvent installer le doute chez le recruteur et vous être très préjudiciable. Soyez donc préparé à la question qui portera sur ce licenciement. Attention, toutefois, à ne pas répondre trop spontanément et donner l'impression de réciter un discours tout prêt : il faut apparaître comme étant sincère.

La dévalorisation personnelle

Les travailleurs qui subissent des licenciements sont de plus en plus nombreux. Votre cas ne fait pas exception et il ne doit pas vous faire perdre confiance en vos moyens, ni en vos qualités. Vous devez répondre au recruteur sans vous dévaloriser et sans évoquer les limites de vos compétences. Il est recommandé d'utiliser un ton positif et d'afficher votre confiance en votre travail, en dépit de ce licenciement. Cela prouvera votre capacité de rebond et votre habilité à réagir face à l'adversité.

La parole haineuse vis-à-vis de l'ancien employeur

Comme les mensonges, les mots durs ne sont jamais bienvenus lors d'un entretien d'embauche. Peu importe la façon dont s'est comporté avec vous votre ancien employeur et les raisons pour lesquelles il vous a licencié, vous devez rester mesuré lorsque vous l'évoquez. Si vous utilisez des mots durs ou violents, votre recruteur s'interrogera davantage sur votre capacité à gérer vos émotions. Votre parole apaisée et votre discours calme sauront vous donner du crédit vis-à-vis du recruteur, qui vous jugera davantage sur la façon dont vous en parlez, plutôt que sur le conflit en lui-même.

Victime d'un licenciement abusif ou coupable d'avoir commis une faute ayant entraîné la rupture de votre contrat, votre passé ne doit pas être un obstacle aux yeux du recruteur. Vous devez donc faire preuve de préparation pour justifier votre licenciement lorsque vous candidatez pour un nouvel emploi. Le recruteur juge votre capacité à analyser cette situation, à en parler avec sérénité et à en tirer du positif. Finalement, mieux vous saurez parler de ce licenciement, plus vous pourrez en faire un atout pour vos futurs entretiens d'embauche.

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