Développement personnel

Comment changer de métier à 40 ans ?

Il n’y a pas d’âge pour envisager un changement de carrière. S’il est vrai que les jeunes ont plus de facilité à se réorienter, de plus en plus de quadragénaires font part de leur envie de se réorienter. Certains décrivent ce changement de cap comme un parcours du combattant, quand d’autres croient que tout est perdu d’avance du fait de leur âge avancé. Cet article vous donnera quelques pistes à exploiter en vue d’un changement de carrière après 40 ans.

Changer de métier à 40 ans : pourquoi l’envisager ?

D’après une étude d’OpinionWay, 77 % des salariés considèrent le cap des 40 ans comme un tournant majeur dans leur carrière ; il n’est donc pas étonnant que les quadragénaires envisagent de changer de cap. Après plusieurs années en entreprise, certains veulent trouver un sens à leur travail et souhaitent un emploi qui corresponde à leurs valeurs, leur éthique de travail et leurs convictions. Vous souhaitez changer de carrière et vous avez plus de 40 ans ? C’est tout à votre honneur !

Contrairement aux idées reçues, cette envie de changement ne signifie pas que vous êtes en pleine crise de la quarantaine et elle ne vous passera pas. Plusieurs raisons peuvent vous pousser à vouloir quitter votre poste actuel, et elles sont toutes légitimes. Votre position peut ne plus vous satisfaire depuis des années et vous pouvez souhaiter découvrir de nouveaux horizons ou faire un travail qui vous parle. Le plus important, c’est de vous poser les bonnes questions. Pourquoi voulez-vous changer de carrière et à quoi aspirez-vous réellement ?

Les raisons qui vous motivent sont multiples et votre volonté de reconversion ne rejoint pas forcément un rêve d’enfant. Des événements indépendants de votre volonté peuvent entrer en ligne de compte, par exemple un licenciement récent qui vous pousse à envisager d’autres possibilités de carrière. Un burn-out ou un problème avec votre hiérarchie sont aussi des éléments qui entraînent certains employés à se mettre en quête d’un nouvel emploi.

Ne voyez pas votre âge comme un frein

La première difficulté à laquelle on se heurte lorsque l’on s’engage dans la voie de la reconversion professionnelle après 40 ans, c’est bien sûr celle de l’âge. Vous pouvez aussi penser que vos années d’expérience vous font défaut, mais vous avez tort. Tirez plutôt parti de cet avantage de taille face à des candidats plus jeunes : votre bagage professionnel. Bien entendu, les choses changent, et les outils que vous avez appris à utiliser il y a 20 ans ne sont pas les mêmes que ceux qu’utilisent les 18-25 ans. Néanmoins, vous ne partez pas de zéro, et vous avez un CV à faire valoir.

Autre avantage à ne pas négliger : votre maturité. À 40 ans, on a généralement plus de recul, notamment sur son travail, ses compétences et ses capacités. Se réorienter à cet âge est donc un gage de maturité. De plus, contrairement à ce que l’on a tendance à entendre en entreprise, vous n’êtes pas en fin de carrière à 40 ans ! Votre âge laisse en revanche penser au recruteur que vous êtes dans une situation stable, contrairement à des profils plus jeunes.

Ne vous découragez pas à la première difficulté

Une réorientation professionnelle est un travail personnel et de longue haleine. Lorsque l’on choisit de changer de voie, on sait que l’on devra redoubler d’efforts et parfois même repasser par la case départ. Vous devrez parfois reprendre des heures de formation tout en continuant à travailler pour subvenir à vos besoins, ou encore concilier votre vie professionnelle avec votre retour en formation et vos impératifs familiaux. Néanmoins, si vous restez motivé, il n’y a aucune raison que vous ne réussissiez pas.

Il faut aussi arriver à faire fi du qu’en-dira-t-on et du regard de vos proches sur la situation. En effet, le regard de la société décourage bon nombre de quadragénaires à changer de carrière, encore plus s’ils ont abandonné un statut de cadre ou un poste avec un bon salaire. Se lancer dans cette voie, c’est donc aussi devoir se justifier auprès des autres, y compris auprès des recruteurs. Si vous êtes passionné, que vous savez où vous allez et pourquoi vous voulez vous réorienter, vous n’aurez aucun mal à exposer ces choix en détail à vos futurs employeurs.

N’ayez pas peur de l’inconnu

Pour bien démarrer une réorientation, il ne faut pas non plus avoir peur de l’inconnu. Certaines personnes se réorientent vers des postes qui n’ont à première vue rien à voir avec ceux qu’elles ont occupés auparavant. On peut vouloir passer de l’enseignement à la sophrologie, par exemple, ou bien encore du notariat à la gestion d’une boulangerie. Vous seriez surpris de voir jusqu’où les gens sont prêts à aller pour réaliser leurs rêves, même après une longue carrière.

Le meilleur conseil que l’on puisse donner à une personne qui envisage une reconversion après 40 ans serait… de se jeter dans le grand bain, tout simplement ! Bien entendu, il faudra avoir un minimum de préparation et des solutions de repli. Prendre un emploi « alimentaire » à mi-temps pendant que vous reprendrez vos études peut être une bonne solution. Cependant, elle n’est pas faite pour tout le monde. Certains auront besoin en effet de se consacrer à 100 % à leur formation ou ils perdront pied. À vous de trouver la recette qui marche le mieux pour vous.

Reconversion après 40 ans : quelles pistes ?

Plusieurs pistes s’offrent à vous pour envisager sereinement votre reconversion professionnelle.

Envisagez un retour en formation

Il n’y a pas d’âge pour retourner sur les bancs de l’école, encore moins si vous avez déjà des diplômes qui pourront vous faciliter l’entrée dans certaines universités. Une licence déjà obtenue dans n’importe quelle filière peut par exemple vous permettre d’entrer directement en deuxième année de licence (L2), sans avoir à refaire une première année. Pour les moins diplômés, il existe aussi des passerelles ou des remises à niveau, comme l’« année zéro ». Renseignez-vous sans hésiter sur les formations que vous aimeriez suivre.

Il existe également plusieurs manières de vous réorienter si vous n’avez pas de diplômes ou si vous avez un diplôme de type bac ou bac pro. Il s’agira de passer par des formations professionnelles qui délivrent des diplômes sur un court laps de temps et donnent généralement lieu à une embauche rapide. Ces formations courtes regroupent plusieurs types de métiers, comme le secrétariat médical, l’assistance maternelle ou le secrétariat juridique.

Pour évaluer ses compétences et se faire une idée des formations qui pourraient convenir, il peut être utile de faire un test d’orientation ou un bilan de compétence. Vous pouvez passer par un coaching personnalisé qui vous aidera à faire le point sur votre carrière et sur les possibilités qui s’offrent à vous. Si vous souhaitez vous former en accéléré, sachez qu’il existe de nombreuses formations à distance : des cours en ligne, ou MOOCs, peuvent correspondre à votre souhait de carrière. Vous êtes donc loin d’être démuni.

Faites appel à un coach ou un expert en recrutement

Vous ne devriez pas avoir peur de vous faire guider dans votre choix de reconversion. En plus de discuter avec vos proches pour vous aider à y voir plus clair, vous pouvez envisager de faire appel à un professionnel. Certains coachs ou experts en recrutement proposent des accompagnements personnalisés. Plusieurs organismes, notamment les organismes paritaires agréés au titre du congé individuel de formation (Opacif), peuvent également vous aider à financer votre bilan de compétence au titre du congé individuel de formation. Un bilan de compétences se déroule généralement en trois étapes :

  • un premier entretien qui déterminera vos objectifs ;
  • une phrase d’introspection pendant laquelle vous ferez le point sur vos connaissances, vos acquis, vos qualités et vos compétences, mais aussi vos aspirations professionnelles ;
  • une synthèse qui donnera lieu à une conclusion et vous proposera des pistes pour vous réorienter.

Renseignez-vous sur les aides

Financer son projet de formation professionnelle n’est pas une mince affaire, surtout si l’on a déjà abandonné son poste ou que l’on a été licencié. Cependant, il existe de nombreuses aides pour vous permettre de mener à bien votre reconversion. Des dispositifs peuvent se porter garant du financement de votre projet professionnel. Parmi eux, le projet de transition professionnelle (PTP) vous permet de vous absenter partiellement ou entièrement de votre poste actuel pour suivre une formation. Il existe aussi des aides dispensées par Pôle Emploi, comme l’aide individuelle à la formation (AIF) ou encore la convention de reclassement personnalisé (CRP).

L’avantage de l’AIF est qu’elle vous donne droit à une allocation pour suivre une formation continue : elle vous permet de suivre votre formation en toute sérénité, sans avoir à travailler à côté.

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