L’IA au travail : alliée secrète des Français

par L'équipe éditoriale d'Indeed
Indeed a ainsi souhaité prendre le pouls du monde du travail, en s’associant à CensusWide pour interroger les Français sur leur rapport à l’IA, et l’impact de cette technologie sur les compétences, la productivité et les rapports humains en entreprise.

Une étude menée par le MIT met en garde contre une utilisation poussée de l’IA générative et cite des risques de déclins cognitifs, notamment “une diminution probable" des capacités d'apprentissage et l'intériorisation de "perspectives superficielles ou biaisées” chez ses 400 millions d’utilisateurs hebdomadaires. 

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Une adoption massive, volontairement discrète 

Le paradoxe est visible, avec 57% des Français déjà employés qui utilisent ces outils en moyenne deux fois par semaine, mais seulement 11% qui déclarent ouvertement utiliser l'IA. Cela viendrait de la peur d'être jugés ou dévalorisés (29% craignent une diminution de la valeur de leur contribution, 28% un impact négatif sur leurs compétences).

Dans la recherche d’emploi, même observation, avec seulement 8% des actifs qui admettent avoir recours à l’IA mais 69% l'utilisent pour des tâches variées, de la rédaction à la préparation de CV. Avec des craintes similaires, dont la peur d’être jugé ou dévalorisé. 

19% des actifs interrogés émettent aussi des réticences quant aux effets d’une utilisation régulière de l’IA, citant qu’elle complexifierait la communication entre pairs. 

Un manque de réactivité des employeurs ?

Le tabou s’explique aussi par le manque d’un cadre clair au sein de la plupart des entreprises, souvent en raison d'un manque de formation, de sensibilisation ou d'un cadre juridique autour de l'usage de l'IA au travail. 29 % des interrogés craignent que l’utilisation de l’IA diminue la valeur de leur contribution, 28 % pensent que cela nuit à l’image de leurs compétences, 20 % craignent d’être jugé par le recruteur ou le supérieur hiérarchique.

Des impacts positifs malgré tout

Sur la confiance et l'estime de soi : 42% des actifs interrogés constatent un impact positif sur leur développement personnel, et 34% sur leur estime de soi. Près de la moitié (49%) se sentent plus confiants dans leurs idées et capacités.

Sur la facilitation de la communication : 34% des répondants notent une meilleure interaction avec leurs collègues, enseignants ou managers grâce aux outils d'IA.

Ces impacts positifs représentent l’opportunité pour les employeurs de faire de l’IA un un sujet de dialogue social et d’up-skilling. 

Un tabou voué à disparaître et un impératif générationnel

Une “génération native de l’IA” serait en route vers le monde du travail, avec 94% des étudiants qui utilisent cette technologie dont 65% se déclarent à l'aise avec ces outils, ce qui indique une démocratisation croissante bien en marche. 52% des étudiants se disent plus en maîtrise dans leurs études ou projets divers grâce à l'IA.

En conclusion

L’IA se révèle être un indicateur puissant de culture d’entreprise. L’enjeu RH est d’encourager la transparence en créant un cadre clair et rassurant. De mettre l’accent sur l’up-skilling des employés mais aussi maintenir un dialogue constant afin d’anticiper les risques psycho sociaux évoqués. Enfin, de faire de l’IA un levier de recrutement de nouveaux talents de qualité à l’aide d’une communication externe et d’un positionnement clair.


Méthodologie : étude CensusWide commandée par Indeed auprès de 2 échantillons de 1 103 salariés/chercheurs d’emploi français et 1 001 employeurs / responsable du recrutement en France - juin 2025.

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