Jobnews by Indeed, c’est le podcast qui décrypte l’actualité de l’emploi.
Selon les chiffres du projet de loi de règlement du budget 2022 dévoilés par Les Echos, la fonction publique a perdu 5844 agents l’année dernière. Il s’agit de la plus forte baisse observée depuis 2013. Du côté des Echos, on affirme que cette baisse du nombre de fonctionnaires s’explique en raison des difficultés de recrutement de l’Etat, c’est particulièrement vrai dans l’Éducation Nationale.
Alors face à ce constat, se posent ces questions : le secteur public en 2023 est-il encore attractif ? Quelles perceptions les salariés français ont-ils des métiers du secteur public ?
Dans un tout récent sondage Opinion Way pour Indeed, le meta-moteur de recherche d’offres d’emploi s’est intéressé à la perception que pouvaient avoir les salariés du secteur public et de ses métiers.
77% des salariés estiment que le secteur public est en crise, en particulier la fonction publique.
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Bonjour Charles Chantala.
Bonjour.
En charge des relations avec les grandes entreprises françaises et tu t'occupes du secteur public également chez Indeed. Dans un tout récent sondage Opinion Way pour Indeed, vous vous êtes intéressé à la perception que pouvaient avoir les salariés du secteur public et des métiers, de ses métiers, quand a été réalisée cette étude et auprès de quels échantillons ?
On a réalisé cette étude très récemment, mi-mai 2023, et elle a été effectuée auprès d'à peu près 1600 salariés, à la fois du privé et du public qui ont été choisis selon la méthode des quotas pour être représentative de la France.
Essentiel, avantage sociaux important ou pas assez valorisés, peut être mal payé, quelle image ont les salariés sondés du secteur public ?
Dans l'ensemble, les salariés qu'on a interrogés ont une très bonne image de la fonction publique et de son importance. Notamment, on note que la plupart d'entre eux ont estimé que ce sont des métiers attractifs parce qu'ils ont du sens. On a 86 % de nos répondants qui indiquent cet élément là et que ce sont aussi, en plus, des métiers importants pour la société, des métiers passionnants au quotidien pour les personnes qui l'exercent.
Premier élément, on a vraiment une potentielle attractivité de ces métiers là, des atouts identifiés aussi en termes d'avantages sociaux proposés. Ça, c'est un des éléments qui revient beaucoup avec 72 % des réponses.
La sécurité de l'emploi ou encore des horaires et des conditions matérielles de travail. Matériel à définir, je pense qu'on va pouvoir le creuser, qui sont perçus comme des avantages. Dans l'ensemble, entre ces horaires perçus comme étant confortables, cette sécurité de l'emploi et le sens qu'on a derrière, on a quand même un apriori assez positif des métiers du secteur public.
Est-ce que cette perception, justement, du secteur public change selon le sexe ou l'âge des répondants ?
Oui, à la fois dans les avantages que je viens de citer comme dans les inconvénients, on a un effet loupe, notamment chez les plus jeunes. J'ai évoqué ces quelques avantages et on va retrouver cet attrait pour davantage de temps libre et en tout cas d'équilibre vie privée, vie pro chez les moins de 35 ans. Plus fréquemment, ils vont répondre que ça, c'est un des éléments qui pourraient les attirer vers le secteur public.
À l'inverse, sur les inconvénients que nos répondants perçoivent dans ces métiers du secteur public, on a le fait que ce sont des métiers qui sont perçus comme étant pas assez valorisés à 74 % et pas suffisamment respectés et rémunérés à ce stade. Ça, c'est quelque chose qu'on retrouve encore davantage chez les répondants de moins de 35 ans, une jeune population que le secteur public essaye d'attirer beaucoup en ce moment, que chez le reste de la population.
De même, est ce que la perception va être différente selon que l'on est dans le secteur privé ou dans le secteur public comme salarié ou fonctionnaire ?
Dans l'ensemble, oui, c'est à dire que ce sont à peu près les mêmes avantages et les mêmes inconvénients qui reviennent, comme quoi il doit y avoir… Finalement, la perception vue de l'extérieur de la part des salariés du privé semble être confirmée par les gens qui le vivent au quotidien. Et c'est même accentué en général quand on interroge les fonctionnaires actuels ou alors les employés d'établissements publics, c'est à dire qu'ils sont encore plus nombreux à estimer que leur métier effectivement a du sens. C'est le cas de 90% d'entre eux. Personne ne remet en cause cette valeur là. Les inconvénients, en revanche, là, sont aussi, finalement, encore plus accentués. Ce sentiment qu'il y a
un problème de paye qui est vraiment le premier élément qui revient le plus fréquemment et plus souvent cité par les personnes actuellement dans le secteur public que dans le secteur privé et surtout la difficulté des conditions de travail. Vraiment, la dureté, je ne parle pas de la flexibilité ou du nombre d'heures travaillées, mais en revanche des conditions autour et de la manière dont ils peuvent s'épanouir dans leur travail qui, en ce moment souffre très fortement chez les personnes qui, parmi nos répondants, sont actuellement en poste.
Si maintenant on se focuse sur des métiers, des métiers en particulier, quels sont ceux que les salariés interviewés estiment les plus essentiels, finalement, à la société ?
Là, c'est les métiers du soin. Très nettement, les métiers de la santé qui ressortent nettement, avec 78 % des répondants qui indiquent que ce sont des métiers essentiels, suivis par les métiers de l'éducation ou
encore les métiers de la sécurité ou nos armées. Là, on a des métiers tels qu'aussi officier de police,
commissaire ou militaire qui sont très largement évoqués.
Assez peu de surprises dans le sens où ce sont des métiers qui récemment, que ce soit par la crise du Covid ou la réémergence de la guerre en Europe, ont été très souvent mis sous les projecteurs en France, malheureusement, dans les trois dernières années.
On parle de métiers essentiels, on parlait des métiers du soin. J'ai envie d'embrayer sur la question qui suit. Quels sont les métiers les plus difficiles à exercer ? Est ce qu'il peut y avoir des corrélations d'ailleurs entre les deux ?
Oui, tout à fait, on retrouve des corrélations. Pourtant, essentiel, ne voudrais pas nécessairement dire que ce sont les plus difficiles, mais il s'avère que là, il y a une corrélation nette. Ce sont également les métiers de la santé qui apparaissent en premier, avec soit 58 % des répondants qui estiment que ce sont des métiers difficiles à exercer.
Les métiers de l'éducation reviennent également assez haut et ça, c'est quelque chose qui est sans
doute une des grandes évolutions de ces dernières années, malheureusement. Chez les plus jeunes, on
va retrouver… Quand je parle de plus jeunes, j'évoque nos répondants de moins de 35 ans dans cet échantillon. On va retrouver en bonne place les métiers militaires qui semblent grimper dans ce classement des métiers perçus comme étant plus difficiles par rapport à des classes d'âge un peu plus âgées qui, peut-être, avaient connu le service militaire ou en tout cas étaient habitués à une société qui, soit par ses parents ou ses grands-parents, avait connu la guerre de près, qui étaient peut-être un peu plus habitués à ça. Et donc, on va retrouver 40 % des répondants de moins de 35 ans qui estiment que les métiers dans le monde militaire sont parmi les plus difficiles.
Et toujours selon les personnes interrogées, quels vont être maintenant les métiers peut être qui manquent le plus de moyens ?
Oui, là, pour le coup, les métiers de policier ou encore de militaires ne reviennent pas autant. C'est à dire que je pense que depuis notamment 2015, le public a conscience malgré tout de certains efforts financiers qui ont été effectués en ce sens. Donc c'est très nettement la santé, encore une fois, et notamment depuis la crise COVID, bien entendu, qui ressort comme étant la profession médicale qui est là pour le coup, c'est lié, manifestement difficile à exercer parce qu'elle manque de moyens, justement.
Tu disais tout à l'heure qu'il y avait peut-être un challenge pour le service public, c'était de pouvoir attirer les jeunes. Quels sont justement les métiers du secteur public les plus attractifs pour la population des plus jeunes ?
On voit qu'on a des injonctions contradictoires. On a des métiers qui pourraient paraître très attirants pour les jeunes et qui, malgré tout, sont obligés de rester lucides ou en tout cas, qui doivent peser le pour et le contre en termes d'aspiration à une rémunération correcte, à une vie familiale aussi épanouie. On a dans l'ensemble des scores assez faibles en termes d'attractivité de ces métiers.
On a quand même les métiers de la santé qui dominent le classement malgré les difficultés dont on a parlé. La quête de sens et l'intérêt pour ces beaux métiers semble sauver la cause, mais ce ne sont que 26 % des répondants, malgré tout, qui trouvent que ce sont des métiers attractifs. Donc, on peut estimer que c'est loin d'être suffisant, sans doute, pour pourvoir tous les besoins dans les prochaines années. Même un métier de médecin n'attire plus que 22 % de notre population qui estime que c'est un métier attractif. Donc, les métiers de la santé quand même qui ressortent en priorité, les forces armées qui sont aussi régulièrement citées. Là, on estime qu'encore une fois, des taux de réponse de l'ordre de 20 à 25 %, ça pourrait être faible, mais pour un métier comme celui-ci qui est si spécifique et qui a toujours été de l'ordre presque du sacerdoce. En tout cas, c'est un engagement plus qu'un choix de carrière, peut peut-être être suffisant pour pourvoir les besoins de nos armées. Mais bon, d'une manière générale, on voit qu'on a une vraie crise d'attractivité des métiers du secteur public en France.
Si on s'arrête maintenant sur les salariés du secteur public et les fonctionnaires, est ce qu'ils sont satisfaits aujourd'hui de travailler dans le secteur public ?
Oui, dans l'ensemble, il y a une fierté pour trois quarts d'entre eux à travailler pour le secteur public. Finalement, ce sont les premiers à déplorer ces problèmes de rémunération et de valorisation de leurs métiers. Dit autrement, s'ils pouvaient ou en tout cas, si l'argent n'était pas un facteur et s'ils avaient de meilleures conditions de travail au quotidien, ils seraient ravis de continuer à exercer ces métiers-là.
Et dans quelle proportion seraient-ils prêts, par contre, à rejoindre le privé ? Et pour quelles raisons ?
Je vais peut-être commencer par la raison. La raison, on l'a dit, c'est une résignation dans certains cas. Il y a une très grande frustration quand même qui ressort, notamment autour de la rémunération. On a quand même 59 % des salariés du public qui relatent un nombre plus important de burnout dans
leur travail au quotidien que chez les gens qu'ils connaissent dans le monde du secteur privé. Donc, il y a une vraie souffrance. Dans l'ensemble, ils sont quand même trois salariés sur cinq qui affirment être prêts à rejoindre le secteur du privé, qui a un score encore plus élevé d'ailleurs chez les moins de 35 ans. Et c'est essentiellement pour des questions de rémunération et de conditions de travail.
Et selon maintenant les salariés du secteur privé, quels sont les métiers du secteur public qui sont peut être les plus attractifs ?
On va retrouver à peu près les mêmes classements. Là, c'est quand même l'éducation qui ressort prioritairement. On va avoir des métiers qui paraissent assez classiques. Ce n'est pas forcément le métier de policier ou de médecins, un métier comme le métier d'agent administratif est cité par les membres du privé. Souvent, encore une fois, ça va être des personnes qui, peut-être, cherchent un nombre d'heures de travail un peu moins important que ce qu'ils ont dans leur emploi privé actuellement. Et donc, ils ne vont pas spontanément vers ces fameux métiers en crise qui, eux, ne sont clairement pas perçus comme étant de tout repos.
Et ces salariés, toujours du secteur privé, dans quelle proportion seraient-ils prêts à rejoindre, eux, le secteur public ? Et aussi, pour quelles raisons ?
Une proportion malheureusement très faible. On a vu qu'il y a un problème d'attractivité en amont en ce moment du secteur public et qui semble ne pas s'arranger. Mais peut être là où il y a le plus de difficultés, c'est qu'effectivement, on a beaucoup plus d'employés publics qui sont intéressés à quitter ce secteur là pour aller vers le privé que le contraire. En cours de carrière, on a un nombre très faible de professionnels du privé qui manifestent un intérêt à basculer dans le public.
Donc ce n'est pas qu'une question d'attractivité et de difficultés. Il y a aussi quand même beaucoup de salariés du privé qui évoquent une mauvaise connaissance ou compréhension de passerelles qui pourraient exister vers le public. On s'imagine par exemple que le public, ce ne sont que des concours
passés en début de carrière et des métiers de fonctionnaire, en tout cas, un cadre de fonctionnaire pour
un emploi à vie. Alors que la réalité du recrutement dans le public aujourd'hui, c'est majoritairement des contractuels et un très grand nombre de passerelles. Donc, il y a peut-être, en plus d'un effort de revalorisation de ces métiers, un effort aussi simplement de communication de choses qui existent déjà pour faire passer des gens du privé au public Je pense que ça, c'est une des pistes d'amélioration des conditions du point de vue du ministère de la Fonction Publique, notamment.
Si on liste les garanties maintenant supposées, offertes par les métiers du secteur public, quelles sont celles qui sont mises en avant par les salariés de l'échantillon de l'enquête ?
Sans surprise, et ça rejoint ce que je viens de dire, puisque les gens ont l'image de fonctionnaires avec
un emploi à vie, c'est la sécurité de l'emploi qui ressort 85 % du temps, les horaires confortables. C'est
vrai que c'est un peu plus discutable puisqu'on l'a vu, il y a une variété de postes tellement énormes que
je pense que dans certains cas, c'est loin d'être une réalité. Mais de fait, c'est comme ça que les gens
imaginent si on devait tous les mélanger, les emplois du secteur public. Et un peu plus surprenant encore, je trouve l'accès à certaines facilités. Les gens évoquent des facilités pour accéder à des prêts immobiliers ou des cautions. Difficile de mettre dans un même panier la fonction publique d'État, l'hospitalière ou la territoriale. En tout cas, c'est sans doute dans la veine de cette sécurité de l'emploi et sans doute aussi de la manière dont ça va être perçu par une banque qui serait susceptible de nous faire un emprunt immobilier.
Je le disais tout à l'heure en introduction, 77% des salariés estiment que le secteur public est en crise. Des chiffres qui sortent de cette enquête directement. Que pensent-ils des conditions de travail depuis la crise sanitaire ?
Malheureusement, comme on pouvait s'en douter, on a une perception des conditions de travail qui s'est nettement dégradée depuis la crise sanitaire. Est-ce que véritablement, il y a eu une accélération si nette en seulement deux ou trois ans ou juste une prise de conscience de quelque chose qui avait démarré
bien avant ? Cette étude ne peut pas y répondre, mais on soupçonne que malheureusement, on a simplement mis sous le feu des projecteurs pendant quelques mois des hôpitaux, des services d'urgence qui, depuis plusieurs années, étaient dans une souffrance de plus en plus importante, mais qui n'étaient pas à la une de tous nos journaux ou en début de tous les journaux télévisés.
Le report de l'âge légal du départ à la retraite est un sujet qui reste d'actualité. Au moment où on enregistre cet épisode, il y a encore quelques jours, il y avait une nouvelle manifestation. Que pensent les salariés sondés de l'impact, justement, de cette réforme des retraites sur le secteur public ?
On a quand même plus de six personnes sur dix, sept personnes sur dix dans la plupart des sondages
qui indiquent qu'ils estiment que c'est une mauvaise chose pour eux-mêmes. Mais c'est vrai que c'est accentué encore. Lorsque l'on se penche sur les métiers du public. Quand il s'agit de personnes du
secteur privé qui répondent au nom du public, on va peut-être avoir une perception qui, on l'a vu d'ailleurs pendant le moment des débats, n'est pas tout à fait juste de la situation actuelle. Mais de fait, il y avait un âge moyen de départ à la retraite un peu plus avancé que dans le secteur privé. Donc voilà, cette perception qu'ils ont été pénalisés et que c'est une mauvaise chose pour eux est encore plus forte chez les salariés du public et que donc ça ne va pas faciliter une solution, une sortie de cette
crise de l'attractivité de ces métiers.
À la question que faudrait faire pour revaloriser le travail dans le secteur public ? Qu'ont répondu les salariés interrogés ?
La rémunération, on y revient. 86% d'entre eux estiment que ça, c'est le premier point qu'il faut impacter. On voit d'ailleurs qu'il y a eu des premiers changements assez nets, je pense notamment dans le secteur
de la santé, mais ça ne semble pas accroché ou en tout cas le fait que ça passe par le biais, manifestement, de primes ou de bonus, mais que ce ne soit pas systématiquement des revalorisations du salaire net et donc quelque chose de perçu comme étant définitif, n'a pas contribué à changer cette
perception que ce sont des métiers sous-payés par rapport aux compétences et à l'effort demandé.
Les personnes qui répondent au sondage évoquent aussi les modes de recrutement de ces salariés.
Est ce que les salariés recommanderaient justement à leurs enfants d'aller travailler plus tard dans le secteur public ?
Malheureusement, là, on va retrouver ce pessimisme et ce désamour en quelque sorte en ce moment à
l'égard des emplois du public. Malgré cette immense majorité de gens qui estiment qu'ils sont essentiels,
ils préféraient que ce soit quelqu'un d'autre que leurs enfants rentrent dans ces métiers.
Quand on demande à nos personnes sondées quel serait le type d'emplois qu'ils recommandent à leurs
enfants, on va avoir l'entreprise privée qui arrive très nettement en tête des recommandations avec 79%
des salariés qui répondent cela, suivi par des entreprises du secteur public, je pense au groupe La Poste
ou à EDF ou à des établissements publics et seulement en dernier, la recommandation d'aller rentrer
dans la fonction publique au sens strict du terme.
Donc, on a envie de dire qu'il y a du boulot à faire sur l'image. Quelles conclusions, Charles, tu tires et puis au-delà, plus généralement, Indeed tire de ce sondage Opinion Way ?
Je pense premièrement qu'il y a des atouts à jouer puisque tout le monde reconnaît, et encore plus paradoxalement qu'il y a deux ou trois ans, l'utilité et le sens que portent la plupart de ces métiers. On est plus que jamais convaincu en France que d'avoir 19 % de la population qui travaille dans le
secteur public, c'est plutôt une chance et un atout qu'autre chose. Et paradoxalement, on a un sentiment important de la dégradation des conditions dans lesquelles ces personnes rendent un service à la communauté.
Bien sûr, il y a des enjeux de revalorisation de salaires, ça, on l'a vu, mais ce sont des choses qui, malheureusement, prendront du temps quoi qu'il arrive, puisque ça va être branche par branche et ministère par ministère.
On a malgré tout une carte à jouer du côté du recrutement du secteur public. Et la raison pour laquelle je
veux rester optimiste, c'est qu'on part encore d'une situation où la plupart des personnes potentiellement candidates ne savent même pas que certains postes sont disponibles dans la fonction publique ou ne l'ont même pas envisagé, parce qu'ils n'ont pas en tête qu'à 37 ans, 39 ans, 45 ans, je peux rejoindre la fonction publique, que je ne suis pas obligé d'être fonctionnaire, mais que je peux aller effectuer une mission et être contractuel pour quelques années dans ce domaine-là. Il y a une méconnaissance de la variété et de l'intérêt des jobs au quotidien qu'on peut aller y exercer. Et
surtout, on a quand même cette notion de la quête de sens et de l'équilibre vie pro/ vie perso qui va tout à fait dans l'air du temps de ce que l'on voit en termes d'aspiration des candidats sur la plateforme Indeed depuis déjà cinq à dix ans. Et là, la fonction publique a une carte à jouer.
Merci beaucoup Charles. Merci d'avoir répondu à mes questions. Ça s'appelle JobNews by Indeed. C'est la saison trois et c'est le podcast qui décrypte l'actu de l'emploi. Merci de votre fidélité et à très vite.
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