Travailler pour vivre ou vivre pour travailler est l’un des questionnements du monde du travail. Si la réponse varie selon les individus, la tendance est pourtant à l’épanouissement professionnel. Notre étude sur le bien-être au travail en France en 2023, réalisée en collaboration avec Forrester, révèle que 94 % des travailleurs estiment que les attentes en matière de bien-être sont restées identiques ou ont augmenté l’an dernier. En effet, depuis la pandémie, les employés envisagent différemment leur activité, certains n’ont plus peur d’affirmer vouloir travailler moins pour vivre mieux. Que veulent vraiment les talents ? Plusieurs aspects entrent en jeu.
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EnvoyerManque d’épanouissement professionnel
L’épanouissement professionnel semble être une priorité. Cependant, toujours d’après l'étude Forrester, seuls 27 % des salariés en France s'épanouissent dans leur travail. En interrogeant 1 508 employés, l’enjeu a été de comprendre comment des personnes épanouies contribuent à rendre des entreprises prospères. L’analyse révèle que les employés épanouis ont des indicateurs de rétention et de productivité deux fois plus élevés que les autres.
D’ailleurs, ils sont 64 % à estimer que leur employeur est responsable de leur bien-être au travail. Or, seuls 40 % jugent que les entreprises font tout pour améliorer leur bien-être et leur bonheur. Les employés en France pensent qu'il est important de trouver des entreprises qui se soucient réellement de ce qu'ils ressentent.
L’importance du sentiment de satisfaction
Concrètement, plusieurs aspects contribuent à l’épanouissement professionnel des travailleurs. Ces derniers ont besoin d’avoir conscience du sens de leur travail, de ressentir un sentiment de satisfaction au travail, et de se sentir heureux la plupart du temps. D’autres éléments entrent en ligne de compte :
- se sentir énergique dans la plupart des tâches professionnelles ;
- pouvoir faire confiance aux membres de son entreprise ;
- avoir un sentiment d'appartenance à son entreprise ;
- travailler dans un environnement inclusif et respectueux de tous.
De plus, un autre facteur important joue sur l’épanouissement des salariés : la tranquillité. Seuls 15 % affirment ne jamais être stressés, ou n’avoir jamais ressenti de stress dans leur travail. Ce sont donc 85 % des travailleurs qui l’ont déjà ressenti ou le ressentent au quotidien. Par ailleurs, se sentir sous pression fait partie des raisons principales pour lesquelles les employés envisagent de nouvelles opportunités.
Le rôle clé des managers
Les managers jouent un rôle crucial dans le bien-être des salariés, et ils peuvent être un moyen de rétention. Les équipes se sentent écoutées lorsque leur manager comprend ce que représente leur travail. De plus, ce supérieur hiérarchique doit également montrer l’exemple, afin d’inspirer les travailleurs, et faire preuve d’empathie.
Offrir des perspectives
L’épanouissement professionnel a un impact majeur sur la rétention des talents. Plusieurs critères les inciteraient à rester au sein d’une entreprise, comme le besoin de nouvelles perspectives. 19 % des personnes interrogées affirment envisager de nouvelles opportunités s’ils n’apprennent pas de nouvelles choses dans leur travail.
Cette situation peut avoir d’autres conséquences comme le « bore-out ». Il s’agit d’un syndrome d'épuisement professionnel provoqué par l'ennui. En octobre 2021, 89 % des salariés français interrogés avouaient penser que la plupart des gens s’ennuyaient au travail, selon une enquête d’OpinionWay.
À ce constat s’ajoute que 64 % des salariés estiment que l’ennui provient d’un travail non intéressant et 46 % du sentiment que le travail est inutile. Néanmoins, les employés estiment qu’il est possible de pallier cette lassitude. 28 % des salariés pensent que l'on remédie à l'ennui par des formations plus régulières. Ce besoin de formation est corrélé par notre étude, la possibilité d’apprendre de nouvelles choses incite les salariés à rester au sein d’une entreprise.
Épanouissement professionnel, une priorité pour les jeunes générations
Le bien-être au travail a plus d’impact sur la vie professionnelle et personnelle des jeunes actifs, en comparaison avec les anciennes générations. D’après le rapport Forrester, 65 % des 18 à 26 ans et 65 % des 27 à 42 ans indiquent que le bien-être au travail influence leur qualité de vie, contre 59 % des 43 à 58 ans.
Le bonheur primerait sur l’argent, révèle une étude réalisée auprès de diplômés de grandes écoles de commerce et d’ingénieurs de France. Les jeunes diplômés veulent être heureux au travail avant d’être riches. À la question « quels sont vos objectifs professionnels ? », 33 % répondent l’acquisition de compétences et le développement personnel, et 31 % souhaiteraient apporter une contribution utile à la société. Ils n’ont été que 13 % à citer « avoir des revenus élevés ».
Les stratégies à mettre en place
De notre étude sur les aspirations des travailleurs français en 2023, il ressort que les entreprises devraient en priorité s'engager à offrir de meilleures opportunités à leurs employés (39 %) et à accroître leur niveau de bien-être (38 %). Ces deux points sont donc intrinsèquement liés. Garantir l’épanouissement professionnel de ses employés est un travail du quotidien. Plusieurs actions permettent de retenir les talents. Mesurer le bien-être, offrir de la flexibilité, assurer une rémunération transparente, et bien d’autres mesures sont à appliquer. Toutefois, des progrès ont déjà été réalisés du côté des services de ressources humaines. Ils étaient 62 % à citer les possibilités de développement et de formation des employés et 57 % à mentionner la culture d’entreprise comme les aspects qui comptent le plus pour les talents aujourd’hui. 65 % des Français pensent par ailleurs que les employeurs sont responsables de la culture de leur entreprise. Les entreprises ont toutes les cartes en main pour assurer l’épanouissement professionnel de leurs équipes.
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